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mardi 14 mars 2017

Rédemption

La famille, c’est vraiment une plaie ! Ça n’est pas Théobald ou Irina qui diront le contraire. Le chien enragé qui sert de mère au vampire n’a pas dit son dernier mot et lance une nouvelle attaque. Un assaut qui ramène dans leurs vies les Alphas, une meute de loups censée être décimée depuis bien des siècles. Irina, qui combat désormais aux côtés de Théobald, l’assiste dans la bataille et découvre une nouvelle part de son passé. Une part qui lève les derniers secrets sur sa vie et qui la forcera à prendre une décision déterminante pour son avenir…
Et si l’amour le plus pur pouvait naître dans la haine la plus sombre ?
Rédemption
Énel Tismaé 2017

Merci aux Éditions Sharon Kena.

Eh bien, s’il y a bien une chose qu’arrive à faire Énel Tismaé, c’est nous donner de l’hypertension. Le premier tome s’était arrêté en enfer (thème récurrent chez l’autrice) et, là, nous y replongeons sans attendre. Apnéistes, vous serez à l’aise, il suffit de bien prendre votre souffle. Et vous ne le regretterez pas, car on se régale !

Si le tome 1 était une histoire plutôt centrée sur les vampires, ce second tome va bien plus en profondeur dans l’intrigue et nous intègre d’autres êtres, tels que les loups garous, dans une dimension bien pire que tout ce que l’on aurait pu imaginer. Irina découvre des secrets la concernant, pour notre plus grand plaisir, et pour son plus grand déplaisir. Énel, tu es sadique avec tes personnages !

J’avais un peu peur, au début, de la tournure que pouvait prendre cette histoire. Quand on mêle vampires et loups garous dans une histoire, on a en effet un peu peur que cela ressemble à une certaine intrigue qui était devenu un best-seller… Mais l’autrice a su tirer son épingle du jeu et nous proposer une histoire complètement inédite, avec des alliances inimaginables et des personnages qui font office de grands méchants !

Dans ce tome, également plus de romance. Certaines scènes raviront certains à ce sujet (pas moi !), et l’on sent que les relations entre les personnages prennent une autre réalité. Plus forte, plus intense, cette seconde partie de Rédemption mêle tout ce que l’on peut espérer trouver dans un roman de bit-lit : des crocs, de l’aventure, de la passion, de l’amour, du suspense… mais surtout, de la qualité !

Le texte est bien écrit, sans fausse note. L’autrice prend le temps de faire sa mise en place et ne se rue pas sur la fin. Elle s’autorise même la folie d’intégrer un nouveau personnage dans les derniers chapitres, histoire de nous surprendre jusqu’au bout. Encore une fois, c’est une réussite !

mercredi 14 décembre 2016

Rédemption

Irina vit à Grawindall, bled paumé des États-Unis peuplé de vampires, loups-garous et sorcières, mais néanmoins tranquille. Jusqu’à ce que Théobald, un terrifiant vampire, arrive et commence à tuer.
Après le tort causé à sa famille par ce monstre sans cœur, Irina quitte la ville et change radicalement d’existence. Elle s’entraîne avec acharnement pour retrouver Théobald et se venger. Il devient alors la proie, lui qui, jusqu’à maintenant, avait toujours joué le rôle du chasseur.
Mais quand tous deux se retrouvent enfin, c’est un homme différent qu’Irina découvrira. Elle, qui croyait tout savoir sur son passé, sa famille, son ennemi, devra faire face à des secrets qui pourraient bien changer le cours de sa vie.
Rédemption
Énel Tismaé 2016

Merci aux Éditions Sharon Kena.

Quel plaisir que de retrouver Énel Tismaé dans un nouveau genre de littérature ! Après le fantastique, la romance contemporaine et les jeunesses, voici arrivé un bit-lit bien sympathique, avec une atmosphère très bien dosée ! Il faut dire que depuis quelque temps je ne suis plus très fan de cette littérature de morsures, et c’est toujours délicat de lire ce genre de textes quand on est plutôt dans un esprit thriller ou science-fiction. Pourtant, l’autrice a su me captiver dès les premières pages.

Ceci est sûrement dû à l’écriture bien particulière de l’autrice, qui m’a mise à l’aise tout de suite : j’ai été enveloppée dans un style connu et que j’apprécie beaucoup, très simple et agréable à lire, et je n’avais donc qu’à me laisser porter par l’histoire et à découvrir ces nouveaux personnages. Irina, Théobald, Alex, Gabriel, Max, Angela… Ce sont des noms qui m’ont marquée, des personnages qui ont une personnalité, une présence pendant ce texte, et on a l’impression de les connaître, comme s’ils étaient des amis proches.

Cet effet est accentué par le fait que l’autrice a pris la peine de poser son intrigue, son contexte, ses éléments. Elle n’emprunte pas de raccourcis et nous narre chaque fait comme s’il était important, qu’il s’agisse d’une péripétie effroyable ou d’une anecdote rigolote entre les protagonistes. Irina est un personnage fort, qui a été fortement blessée par les actions de Théobald. Elle le hait au plus profond d’elle-même et se donne tous les moyens pour se venger de lui. Mais les émotions évoluent. Radicalement, mais vraiment subtilement, ce qui donne du poids au texte, et du crédit à l’intrigue.

J’ai vu venir cette évolution à des kilomètres, il ne pouvait en être autrement. C’est donc la façon dont ont évolué les choses et toutes les petites intrigues annexes qui m’ont captivée. Énel Tismaé a de la suite dans les idées et nous propose un roman vraiment très abouti, parfaitement calibré et véritablement prenant. Maintenant, je n’ai qu’une hâte : découvrir la suite et fin de cette histoire !

vendredi 26 juin 2015

Médivælia

Médivælia est une planète paisible dont l’unique sorcier vient de disparaître. Son élève, Flora, doit faire face à une étrange vague de folie qui s’empare de son royaume. Elle va devoir traverser le portail magique qui mène sur Terre afin de trouver le remède qui sauvera les siens… Mais entre choc des cultures et trahison, notre héroïne va avoir bien du mal à aller au bout de sa quête.
Médivælia
Gala de Spax 2014

Merci aux Éditions Sharon Kena.

J’avais déjà lu un titre de Gala de Spax sans être vraiment convaincue, mais ce titre m’a énormément tentée. D’abord, la couverture que je trouve simple et épurée. Ce petit dragon dans les airs me parlait bien et j’avais envie de tenter le coup. Ensuite, à cause de ce résumé qui m’a donné une impression de mélange de fantastique, fantasy et science-fiction. Sans rire, oui ! Au final, j’ai eu de la fantasy, du plaisir et beaucoup d’humour.

La fantasy est la base même du roman, car Flora la sorceresse vit sur Médivælia, cet autre monde qui n’est pas notre passé, même s’il fait penser au Moyen Âge, selon les codes mêmes de la fantasy, et qui est un univers où la bonté est le maître mot. Là-bas, pas d’agressions, d’hypocrisie ou de faux-semblants. Tous vivent en harmonie, au milieu des licornes, et tout le monde est végétalien. Mais suite à une épidémie étrange sans précédent, faisant croire aux infectés qu’ils sont des animaux sauvages, Flora doit trouver une solution ailleurs. Et cet ailleurs, c’est… notre monde !

Le côté « Visiteurs » mis à part (j’ai d’ailleurs adoré les petites références !), j’ai trouvé le décalage entre les mondes magnifiquement géré, avec intelligence et beaucoup d’humour. J’ai souri, j’ai même ri face à certaines situations, et je me suis pris d’affection pour l’amitié naissante entre Flora et Brenda, même si l’une et l’autre tentent de passer outre leurs habitudes primaires.

Très vite, on se demande où va l’histoire, car tout est rose et doux. Et finalement, la trahison. Je n’aurais pas pensé ça, personnellement, je n’y croyais pas en le lisant, car je me suis laissé berner par l’auteure. Un grand bravo, car à partir de là, j’ai été bluffée tout le long. J’avais perdu pied par rapport à ce que je pensais qu’il allait arriver. Vous suivez ? Non ? Bon, j’avoue, c’est obscur. Mais je ne peux rien vous révéler vraiment, donc…

Oui, j’ai été étonnée par cette histoire, par l’audace de l’auteur et l’humour introduit dans son texte. Ce titre était vraiment une excellente surprise et je suis bien contente d’avoir eu la chance de pouvoir le lire et vous clamer qu’il faut vraiment que vous le lisiez.

mercredi 4 mars 2015

Origine du pouvoir

Sarah pensait naïvement avoir percé tous les secrets de Black diamond et gagné un peu de répit. Malheureusement, la bourgade et ses habitants en ont décidé autrement ! C’est sans parler de James Drake, l’homme qui lui a volé son cœur pour le briser ensuite…
Mais Sarah sait que le bonheur est à portée de main et pour l’atteindre elle est prête à se battre. Ses choix changeront à jamais son destin. La prophétie doit s’accomplir.
Origine du pouvoir
Sandra Paillard 2014

Tout d’abord, je souhaite à nouveau remercier les Éditions Sharon Kena de m’avoir permis de découvrir cette histoire, même si à nouveau ma chronique ne sera pas vraiment positive.

J’avais été déçue du premier tome qui ressemblait à une évidente copie de Twilight. Ce n’est plus le cas dans ce tome. Chaque personnage possède maintenant son identité, ses caractéristiques. Les trois premiers quarts du livre mettent en évidence une Sarah qui se démarque énormément de Bella et qui a son propre univers, son propre passif.

J’ai beaucoup aimé cette Sarah, sorcière de son état, tentant d’apprivoiser ses dons et de faire partie de cette famille de vampires. Seulement voilà. Je trouve l’ensemble assez niais. Sarah est acceptée et adulée par toute la famille, à tel point que cela en perd toute crédibilité. Personne ne peut aimer tout le monde et être aimée par tout le monde de la sorte. Ce n’est pas envisageable. De même pour tous les petits surnoms, « mon amour », « mon chéri »… Qui a parlé de gnan-gnan ? Moi ? Ah oui…

Autre fait contestable, il s’agit du don de Sarah. Elle a des visions, c’est super. Mais là, ça frise la rupture d’anévrisme, avec une vision toutes les cinq pages… Un peu de mesure aurait été apprécié.

Dans cette histoire, tout est trop extrême. Et quand je parle d’extrémité, parlons de cette révélation au sujet de Sarah. Je ne dirai pas ici de quoi il retourne pour permettre à ceux qui voudraient lire cette saga d’avoir un semblant de surprise. Mais j’ai trouvé ça trop « gros ». En lisant, ma réflexion a été : « Comme par hasard, manquait plus que ça… » Quant à ce combat final… Il tenait plus d’une parodie comique et burlesque que d’un vrai combat sanguinaire…

Je suis donc au regret d’annoncer que je suis assez déçue de ce second tome, car finalement ses bons côtés sont éclipsés par les mauvais qui prennent une ampleur trop importante. C’est vraiment dommage…

Le prix du sang »

lundi 16 février 2015

Visions mortelles

Sarah, dix-sept ans, mène une existence compliquée. Orpheline et fugitive, elle est en plus clairvoyante. Le passé, le présent et l’avenir n’ont aucun secret pour elle ; sauf Black Diamond. La bourgade du Dakota semble l’appeler et lui montre un garçon, mais pas son visage. Elle sait que le seul moyen d’interrompre ce harcèlement psychique est de comprendre sa raison. Lorsqu’elle détecte chez James Drake, un lycéen de son âge, des dons paranormaux très puissants et découvre que, pendant des décennies, la commune a déclaré dix fois moins de décès que la famille fondatrice, elle s’interroge. Et si c’était James qui l’avait attirée ici et qu’il s’agissait d’un piège ? Cependant, quel rapport peut-il bien y avoir entre un garçon de dix-huit ans et des morts survenues un siècle auparavant ? Cette enquête lui fera entrevoir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence et la mènera loin, très loin sur le chemin de sa destinée.
Visions mortelles
Sandra Paillard 2014

Merci aux Éditions Sharon Kena.

Je suis vraiment très mitigée sur ce premier tome. Je le scinderais en deux parties. La première, je l’ai beaucoup aimée, malgré les énormités que j’y ai vues. La seconde, je l’ai détestée et je m’y suis ennuyée. Deux extrêmes, mais qui s’expliquent aisément.

Tout d’abord, concernant la première partie du tome. J’ai vraiment trouvé qu’il s’agissait d’une copie évidente de la saga Twilight. La jeune fille qui arrive dans un lycée qu’elle ne connaît pas dans une ville qu’elle n'aime pas. La famille vampire qui est à l’écart des autres et que tout le monde admire et redoute à la fois. Les frères et sœurs, le père qui a fait médecine, la sœur Lily très particulière qui fait penser à Alice, les voitures et les courses, James le surprotecteur… Bref, je vais arrêter ici pour la comparaison. Vous aurez compris, presque aucun détail n’a été ômis dans ce livre. Dommage !

Mais j’ai tout de même apprécié ma lecture, au début en tout cas. Car il y avait quelques différences. D’abord, le fait que les trois premiers tomes de la saga Twilight trouvent leur écho dans un seul et même livre. Eh oui, du coup ça donne une histoire un peu moins achevée, et cela m’a donné de l’espoir. L’espoir que justement on en finisse vite avec cette partie trop ressemblante pour en arriver au vif du sujet plus vite, aux différences aussi. Car Sarah semble particulière, et il est probable que son personnage puisse se démarquer de Bella.

Et finalement, les vampires sont démasqués, et Sarah tombe dans les bras de James. En un clin d’œil, en un battement de cil, en un claquement de doigts. Trop vite, beaucoup trop simplement. Puis vient la seconde partie, que je n’ai pas aimée. Cette fin de tome est gnan-gnan au possible. Il s’agit de « Je t’aime, moi non plus », sans fondement, non creusé. L’héroïne se met dans des états pas possibles alors que le début du livre la montrait plutôt forte. Des incohérences énormes dans un seul et même livre, et des dialogues et une histoire finalement creux sur cette fin de tome.

Ma chronique semble plus négative que positive ici, j’en ai conscience. Je tiens à rappeler que j’ai aimé le début et que j’ai l’espoir, sincèrement, que la suite nous apporte autre chose que du Twilight et du gnan-gnan. C’est aussi pour ça que j’ai écrit cette première chronique sur ce tome 1, pour la distinguer de la suite que j’espère meilleure. Car pour l’instant, j’ai vraiment l’impression de tourner en rond.

mercredi 4 juin 2014

Tempête de feu

Ère de Gyeon – Année du dragon rouge – Pays de Koro
Choisir le futur roi, voilà la responsabilité de la princesse Aijee. La jeune femme doit échanger sa liberté contre un époux afin d’assurer la pérennité du trône. Quatre candidats sélectionnés parmi les notables devront la conquérir même si un seul fait battre son cœur : cet homme ténébreux qui l’attire à en oublier la raison.
Tempête de feu
Céline Mancellon 2013

Merci aux Éditions Sharon Kena.

Et ensuite, je voudrais m’excuser car cette chronique sera courte et peu flatteuse pour ce roman que je n’ai pas apprécié. C’est très dommage, car j’aime beaucoup la plume de Céline Mancellon qui m’avait fait rire aux larmes dans Si je t’aime prends garde à toi. Je ne remets pas en cause l’histoire de ce roman, particulièrement bien ficelée, et dont je peux comprendre qu’elle intéresse, voire passionne. En effet, les rebondissements sont nombreux, et les complots particulièrement bien menés. Je ne remets pas non plus en cause la plume de l’autrice, qui est toujours aussi percutante et agréable à lire.

Je pense qu’il s’agit ici plus d’une question de goût personnel. Je n’ai pas adhéré au concept, au contexte. Je me suis vue tourner les pages sans entrain car je ne voyais pas où l’histoire allait, pourquoi on qualifiait ce roman de fantasy alors que pour moi il s’agit d’une simple romance dans un contexte épique, je n’ai pas su m’habituer non plus aux noms des personnages, à tel point qu’à la fin je les mélangeais tous, je ne savais plus qui était qui, qui était mauvais, qui prenait part à tel complot… Du coup, étant plongée dans une confusion permanente, je ne pouvais pas redresser la barre et aimer la deuxième partie du livre qui aux dires de certains était la meilleure des deux.

En bref, il s’agissait d’une histoire qui n’était clairement pas pour moi, car pas dans mes goûts très certainement. Je pense que le style très particulier de ce roman ne m'a pas séduite, tout simplement. Par contre, je suis persuadée qu’il pourrait (devrait ?) plaire à d’autres, car je reconnais qu’il est de qualité.

mercredi 20 novembre 2013

L’hunter

Il fut un temps où le monde vivait dans l’amour de Dieu et sous la protection des Anges. Dans un passé lointain, Lucifer se rebella contre eux avant de créer les Enfers. Lui, l’Ange déchu, engendra de nombreuses lignées de Démons. Aujourd’hui, il prend sa revanche sur l’humanité et sur le Ciel.
L’hunter
Marion Obry 2013

Merci aux Éditions Sharon Kena.

J’ai adoré ! Cet univers est noir, brutal, envoûtant, et m’a plu à un point que je n’aurais pas cru possible. Les personnages sont plaisants et mystérieux, les événements s’enchaînent à une vitesse incroyable, et on a du mal à lâcher le livre, tellement le rythme est haletant et l’histoire intrigante.

Certes, je suis déçue que le titre de la saga soit L’ange déchu car, finalement, on perd tout le suspense créé autour de l’Hunter, mais bon, c’est toujours sympa de le voir réaliser au travers de visions qu’il n’est pas tout à fait un Humain comme les autres.

Le monde créé quant à lui est super ! Un peu dans le genre « Moyen Âge », et ça m’a beaucoup plu, car finalement une telle histoire dans notre monde n’aurait pas eu grand sens et aurait été plus difficile à mettre en place. Un « presque » sans faute pour ce roman, selon moi… le « presque » étant dû au titre de la saga… Je sais, je radote… Mais bon ! c’est aussi tellement vendeur, comme titre, que je comprends bien ce choix !

Et, en plus, une petite touche que j’ai adorée. Je ne sais absolument pas si c’était voulu ou pas de la part de Marion Obry, et je pense que non, mais l’atmosphère de ce roman m’a fortement rappelé une de mes séries télévisées préférées alors, forcément, j’en redemande volontiers ! Je veux la suite !